Communiqué de presse Aparté 2

Socheata Aing x GRAFEEZ

 

Née en région parisienne en 1993, Socheata Aing vit et travaille à Toulouse. Diplômée du DNA des Beaux-Arts de Bordeaux en 2017, et du DNSEP Art à l’institut supérieur des arts de Toulouse en 2019. Sa pratique s’articule autour de la performance, elle active des installations où elle met en mouvement des objets fabriqués par ses soins, révélant leur part de magie. Les objets qu’elle choisit sont modestes, tantôt industriels, tantôt traditionnels, à la fois familiers et étranges. Elle leur donne vie en engageant le corps. Des états habituellement dépréciés tels que la lenteur, la vulnérabilité et l’incertitude apparaissent alors comme nécessaires à notre équilibre. Avec des gestes répétitifs et en mêlant tour à tour photographie, peinture, textile, écriture ou installation, elle construit de nouvelles formes pour « surprendre avec du commun ». Les titres sont évocateurs, parfois teintés d’humour et de poésie : S’occuper de ses oignons, Prendre du repos ou Songe-qui-peut. Elle nous invite à prendre le temps et stimule la perception de l’environnement qui nous entoure en montrant la richesse du réel. Ses créations sont toujours empreintes d’une symbolique forte et intimement liées aux lieux qu’elle investit.

 

Des p’tits trous, des p’tits trous de mémoire

L’association avec l’imprimeur Grafeez pour le parcours Aparté se présente comme une évidence pour Socheata Aing, car elle lui permet de poursuivre un travail au long cours sur le papier. Déjà présent lors de performances passées, ce matériau à la fois modeste et modulable l’intéresse particulièrement sous la forme de photographie imprimée. Souhaitant faire écho à la performance Lâcher prise, sur le deuil et la valeur du souvenir, l’artiste adopte aujourd’hui une approche moins douloureuse, pour partager un rapport aux images apaisé et se concentrer sur notre capacité à réactiver des souvenirs tout en laissant partir les traces matérielles des moments vécus. Par la perforation de photographies personnelles, au format familier 10x15cm, Socheata Aing entreprend une transformation du support physique pour réécrire des histoires intimes. Cette recomposition passe par la superposition de plusieurs photographies perforées dans un même cadre, assemblage répété dans les différents cadres accrochés au mur. Ce geste apporte un trouble aux images qui deviennent difficiles à distinguer, et les souvenirs ainsi que leur support se mettent en mouvement. Les chutes de papier obtenues forment un ensemble de confettis qu’il est tentant d’éparpiller en soufflant dessus ou en les lançant par poignées. Les confettis, qui représentent habituellement un déchet à recycler pour l’imprimeur, acquièrent ici un statut précieux grâce au papier photo, et les instants de vie se retrouvent mêlés dans une célébration éclatante de l’éphémère.

Socheata Aing x LA RUCHE QUI DIT OUI !

 

Le Samedi 12 juin, Socheata Aing est intervenue au lieu de distribution de la Ruche qui dit oui ! près de la place de Jussieu.

Elle créée Le Jardin de la Ruche, une installation pensée autour de l'activité de ses bénévoles qui sont tels des petites abeilles qui butinent de panier en panier afin de rassembler les différentes commandes passées auprès des producteurs. Ainsi on aperçoit sur l'une des vitres du préau, un essaim de petites fleurs fabriquées en papiers issus d'emballage de boites d'oeufs. Socheata Aing signe son installation en agrafant une de ces fleurs sur les sacs des clients de la Ruche.

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